ID, au vu des besoins de la population dans sa zone d’intervention (Pool), s’est rapprochée de la Fondation Niosi et conduit depuis 2010 un, puis deux programmes de développement local et agricole (PADEL : Programme d’Appui au Développement Local / ECODEL : Économie et Développement Local  /ADEL : Agriculture et Développement Local). Ces projets se déroulent en concordance avec les lois de décentralisation, en promouvant les Organisations de la Société Civile, et une démarche participative.

 

Face à la déforestation galopante dans le département du Pool, le projet de création d’une Filière Cuiseurs Economes (FCE) a vu le jour à Brazzaville en 2013. Il s’est étendu par la suite avec les projets FCE 2 et INECO.

Avec l’implantation au Congo d’une Direction pays depuis 2014, les projets soutenus par ID se sont développés dans le Pool, la Bouenza, la Lékoumou, à Brazzaville et à Pointe-Noire.
Chiffre

ID au Congo en 2019

Le Congo a connu en 2019 une relative stabilité politique, mais la crise économique continue d’impacter négativement le pays ; le FMI a apporté 45M$ pour appuyer le pays dans sa sortie de crise en juillet 2019, mais n’a pas décaissé la 2e tranche du fait d’avancées trop modestes p/r ses prescriptions. D’une façon globale, le pays reste enfoncé dans une crise économique grave, qui réduit les capacités financières des classes moyennes et accentuent la pauvreté générale (plus de 60% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté dans un pays considéré à revenu intermédiaire!). l’IDH en 2018 est passé à 0,608/1, classant le pays au 176e rang mondial (137e en 2017). Les investissements ne sont pas ciblés sur les services essentiels, et les frais de fonctionnement sont très loin d’être à la hauteur des besoins (paiement des fonctionnaires avec 3 à 15 mois de retard, médecins et personnels soignants en nombre insuffisant, sans moyens et sans médicaments, enseignants qui fuient les secteurs reculés où même se nourrir est compliqué, remplacés par des vacataires à charge des parents, plus faiblement formés, pistes dégradées qui annihilent les efforts de productivité, poids de la corruption)

ID travaille à la structuration d’une société civile locale, et s’appuie sur des Comités de Développement Local, pour mener en concertation des actions qui soient levier de développement (relance de l’aviculture, boutique d’intrants agricoles, accès à des engrais organiques, formations techniques et gestion, formations au plaidoyer, à la recherche de cofinancements, à la vie associative, etc) . ID intervient au travers de 2 programmes, dans 9 districts de 3 départements (Pool, Bouenza et Lékoumou) : 9 CDL sont existants, le dernier s’étant constitué en aout 2019 ; 8 PDL sont opérationnels, avec des Plans d’action annuels et, élaborés en concertation, ils suscitent une réelle participation locale et beaucoup d’attentes. Les autorités sont plutôt très impliquées et facilitent nombre d’interventions et projets. Des actions de plaidoyer ont été entreprises avec un certain succès par des CDL, qui commencent à être reconnus et appréciés des Conseils de Département. Dans la Lékoumou, où la population autochtone représente 20 à 50% de la population suivant les villages, ID a couplé une approche droits humains à la démarche DL ; cette expérience nouvelle vise d’une part à mieux faire connaitre les droits des peuples autochtones, mais aussi à avoir une démarche plus inclusive des groupes discriminés, autochtones, femmes et jeunes, dans les actions de développement. Des réunions non mixtes organisées à des horaires adaptés, permettent notamment une plus grande participation féminine. Des ateliers spécifiques sont également montés avec les PA et avec les jeunes; et des quotas sont institués dans les appels à microprojets.