Au Sénégal, à Diob Ndoffène, 44 habitant·es ont pris part à une AOC-MS pour documenter et hiérarchiser les pressions qui menacent leurs ressources naturelles
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Méthode issue des sciences sociales, elle consiste à collecter des récits de terrain auprès des habitant·es directement concerné·es par une problématique : ici, la dégradation des ressources forestières.
Il peut s'agir de dynamiques internes aux communautés, des modes de gouvernance locale, ou encore des évolutions de pratiques collectives. Ces changements sont ensuite hiérarchisés par les populations elles-mêmes, selon ce qu’elles considèrent comme les transformations les plus significatives.
Ainsi, ce ne sont pas des expert·es extérieurs qui décident ce qui compte, mais bien les acteur·ices du territoire.
44 habitant·es ont pris part à cette démarche, répartis en trois groupes : femmes, hommes, et sages.
Ensemble, ils et elles ont identifié quatre problèmes majeurs affectant leur territoire :
- La salinisation et la baisse de fertilité des sols,
- L'ensablement des mares et des vallées
- L'insuffisance des zones de pâturage et l'empiètement sur les parcours du bétail
- La pression croissante sur la forêt et sa fragilisation progressive
Au terme du processus, les résultats sont tangibles : un engagement renforcé pour la protection des ressources, l’introduction de l’engrais biologique et du compostage, un lien social consolidé, avec une plus grande aisance à dialoguer sur des sujets collectifs.
Nous remercions chaleureusement les habitant·es de Diob Ndoffène pour la confiance accordée à Initiative Développement et pour leur participation active. C’est leur parole, leur regard sur leur propre territoire, qui en constituent toute la valeur.