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Nos programmes au Congo
:
Le Congo : Environnement géographique,
humain, économique et social
Géographie du Congo-Brazza
Localisé au centre-ouest de l’Afrique, le Congo fait
partie des 8 États qui composent l’Afrique Centrale.
Situé à cheval sur l’équateur, il s’étend
sur plus de 1.500 km du nord (frontière centrafricaine) au
sud (rivages du Golfe de Guinée). D’une superficie
de 342.000 km², il partage ses frontières avec 5 pays
: le Gabon (à l’ouest), le Cameroun (au nord-ouest),
la Centrafrique (au nord), la République Démocratique
du Congo (à l’est) et l’Angola (enclave de Cabinda,
au sud-est).
Le Congo bénéficie d’une façade maritime
de 170 km de long, située au sud-ouest du pays, et se situe
au cœur du 2ème plus vaste bassin fluvial mondial (après
l’Amazone) : le fleuve Congo (le plus puissant du continent,
avec un débit de 40.000 m³/s) et ses affluents
Ainsi, sur son seul territoire, on ne dénombre pas moins
de 30 fleuves et rivières navigables toute l’année.
Cette richesse hydraulique en fait l’un des pays les plus
fertiles du continent africain, avec notamment des forêts
luxuriantes, où l’on trouve les espèces de bois
les plus rares (Limba, Okoumé, Acajou, Sapelli, Sipo…),
qui sont malheureusement sujettes à une déforestation
massive.
La forêt équatoriale couvre en effet près de
60% de la superficie du pays (Cuvette congolaise, massif du Chaillu
et Mayombé), tandis que plateaux et vallées sont occupés
par la savane (40%). Le pays se divise ainsi en 3 zones : le nord
(Congo septentrional), comprenant la Cuvette du fleuve Congo - qui
se relève vers l’ouest où se trouve le point
culminant du pays (1.000 m au Mont Nabemba) ; le centre, constitué
d’un ensemble de plateaux ; le sud-ouest (Congo sud-occidental),
composé de la plaine du Niari - encadrée par des plateaux
et des massifs anciens boisés qui culminent au Mont Foungounti
(920 m) - et d’une façade maritime basse et sableuse
ou escarpée.
Du point de vue des transports, le Congo dispose de 2 aéroports
internationaux (localisés à Brazzaville et Pointe-Noire)
et d’une quinzaine d’aéroports secondaires, de
2 ports importants (l’un maritime à Pointe-Noire ;
l’autre fluvial à Brazzaville - desservant 5.000 km
de voies navigables), de 800 km de chemin de fer, ainsi que de 17.000
km de routes - dont 1.700 km sont bitumés.
Sur le plan administratif, le Congo est structuré en 10
régions, 86 districts et 6 communes urbaines (Brazzaville,
Pointe-Noire, Dolisie, Mossendjo, Nkayi et Ouesso).
Histoire du Congo-Brazza
Devenu une colonie française (la colonie du Congo français)
en 1891, le Congo a accédé au statut d’autonomie
en 1903 et a fait partie des 4 États composant l’Afrique
Équatoriale Française (AEF), dont Brazzaville a été
la capitale à partir de 1910. Brazzaville fut également
la capitale de la France Libre lors de la 2nde Guerre Mondiale,
et plus précisément à partir de 1940. C’est
aussi là que fut lancé l’Appel de 1944 qui ouvrit
la voie de l’Indépendance aux colonies françaises
de l’Afrique subsaharienne. République autonome depuis
1958, le Congo accéda à l’Indépendance
le 15 août 1960. Aujourd’hui, le Congo est une République
(populaire) régie par un Acte fondamental adopté le
24 octobre 1997 à l’issue de la 2nde guerre civile.
Cet Acte établit 3 pouvoirs distincts et indépendants
: exécutif, législatif et judiciaire. Depuis cette
date, les partis politiques et les syndicats sont en principe libres,
et les libertés fondamentales reconnues - en particulier
la liberté de la presse et la liberté d’association.
Un pays traumatisé
Trois guerres civiles, dont plusieurs coups d’État,
ont ravagé successivement le Congo-Brazzaville : en 93, en
97 et en 98-99. La manne pétrolière a été
le principal enjeu de ces luttes de pouvoir, et des dizaines de
milliers de personnes ont ainsi été contraintes de
fuir (notamment dans les zones forestières) – en raison
des nombreux pillages, massacres et viols commis. La fin de l’année
1999 et le début de l’année 2000 ont vu la guerre
finir officiellement au Congo (cependant, la dernière guerre
a duré jusqu’au début de l’année
2003 dans la région du Pool). Au lendemain de celle-ci, les
Églises du Congo ont lancé un appel à une solidarité
internationale. À la fin de la 2nde guerre civile en 1997
(15 octobre), le Congo est entré dans une période
de transition. Les conditions de cette transition, ainsi que le
processus de restauration de l’État de droit, ont été
fixés par le Forum national pour la réconciliation
et la reconstruction du Congo, qui s’est tenu à Brazzaville
du 5 au 14 janvier 1998. Une nouvelle Constitution a été
adoptée par référendum le 20 janvier 2002,
et Denis Sassou N’Guesso élu président de la
République en mars de la même année («
malgré » une victoire très large, et donc très
contestée…). Désormais, la situation est stabilisée
dans la majeure partie du pays, à l’exception de la
région du Pool où, malgré un accord avec le
gouvernement le 17 mars 2003, la rébellion reste armée.
Population
Le Congo compte environ 3,1 millions d’habitants en 2001 (estimation),
pour une densité moyenne de 8,8 habitants au km². La
population congolaise est en augmentation rapide et constante :
en 2001, le taux d’accroissement naturel est d’environ
3%, et l’indice synthétique de fécondité
de 6,1 enfants par femme. Elle est également jeune : plus
de 50% des habitants ont moins de 20 ans, et 45% moins de 15 ans.
L’espérance de vie à la naissance est d’environ
50 ans. Par ailleurs, le Congo est un pays fortement urbanisé
(l’un des plus urbanisés d’Afrique Noire), puisque
près de 75% de la population vit dans les villes, et notamment
dans celles situées au sud du pays (Brazzaville, Pointe-Noire
et Dolisie). Ainsi, Brazzaville et Pointe-Noire regroupent à
elles seules 55% de la population totale et 90% de la population
urbaine du pays : Brazzaville, capitale politique, compte plus d’1
million d’habitants ; Pointe-Noire, capitale économique
et grand port du Golfe de Guinée, plus de 600.000 habitants.
On note donc un déséquilibre important entre le nord
et le centre, qui sont peu peuplés, et le sud, où
la concentration démographique urbaine, trop forte par rapport
aux possibilités d’emplois, génère chômage,
oisiveté et délinquance.
Les principales ethnies sont les Kongo (48%) au sud, les Sangha
(20%) et les Mbochi (15%) au nord, ainsi que les Téké
(17%) au centre. Quant aux religions, le christianisme est dominant
avec 54% de catholiques, 25% de protestants et 14% de cultes prophétiques
et d’« Églises africaines » (exemple :
Églises du Réveil). L’islam et les autres religions
(notamment traditionnelles) ne représentent que 7%. Mais,
comme partout en Afrique, la plupart des gens, qu’ils soient
chrétiens ou musulmans, continuent à pratiquer nombre
de rites liés à l’animisme (surtout en milieu
rural).
La langue officielle du pays est le français, tandis que
les langues nationales - c'est-à-dire celles qui sont les
plus usitées - sont le lingala (parlé dans le nord
du pays) et le kituba ou kikongo (parlé dans le sud).
Economie
La monnaie est le Franc CFA (Communauté Financière
Africaine) - 100 FCFA équivalant à 0,15 euro (soit
1 Franc Français).
En 1999, le PIB est de 1.166,3 milliards de FCFA, le PIB par habitant
de 700 $ et le taux d’investissement de 32% du PIB. Les importations,
composées essentiellement de produits intermédiaires
et manufacturés, de matériaux de construction, de
produits agro-alimentaires et de produits dérivés
du pétrole représentent 374,6 milliards de FCFA. Les
exportations, quant à elles, composées principalement
de pétrole brut (à 90%), de bois, de café et
de cacao correspondent à 863,4 milliards de FCFA (dont les
hydrocarbures représentent 774 milliards de FCFA). La structure
du PIB est la suivante : secteur primaire (agriculture) = 11% ;
secteur secondaire (industrie) = 48,5% ; secteur tertiaire (services)
= 40,5%.
Ainsi, l’économie congolaise repose essentiellement
sur un secteur industriel s’appuyant largement sur les hydrocarbures.
Le pétrole, dont le raffinage est réalisé à
Pointe-Noire depuis 1976, a supplanté la sylviculture comme
activité dominante de l’économie (depuis 1972).
L’exploitation forestière, autrefois 1ère ressource
économique, a donc cédé la place au pétrole,
dont le Congo est aujourd’hui le 4ème producteur africain.
Il fournit 90% des recettes de l’État et constitue
le même pourcentage des exportations (en 1999 et en 2000).
Le bois représente également une part importante des
exportations congolaises (Acajou, Okoumé, Limba…).
Les autres ressources sont surtout représentées par
les gisements de gaz naturel, de cuivre, de plomb et de zinc, mais
l’activité industrielle repose également sur
la production de biens de consommation (ciment, textiles, savons,
chaussures…).
Concernant l’agriculture, les principales cultures vivrières
sont le manioc (ou tapioca) - qui représente 90% de la production
alimentaire -, la banane plantain, l’igname, l’arachide,
le maïs et le riz, tandis que le cacao, le café et la
canne à sucre constituent les cultures commerciales essentielles.
Santé
Les dépenses publiques de santé (fonctionnement et
investissement) s’élevaient à 8,9 milliards
de CFCA en 1997, soit 1,8% du budget général de l’État.
La même année, la part de l’aide extérieure
était de 5,5 milliards de FCFA. En 1998, le budget du fonctionnement
était de 7,3 milliards de FCFA, soit 2% du budget général
de l’État. Il n’a pratiquement pas évolué
les 2 années suivantes : 8 milliards de FCFA en 1999 et 8,9
milliards de FCFA en 2000. Mais l’investissement est passé
de 6,7 milliards de FCFA en 1999 à 10,2 milliards de FCFA
en 2000, soit 4% du budget général de l’État.
Le Congo est tributaire de l’étranger pour les médicaments,
dont l’importation a coûté 17,5 milliards de
FCFA en 1998.
Malgré les efforts financiers, le pays manque de personnel
médical et paramédical, et les équipements
sanitaires sont encore insuffisants : en 2000, on dénombre
1 médecin pour 5.103 habitants (contre 1 médecin pour
8.369 habitants en 1973 et 1 médecin pour 6.103 habitants
en 1995) et 1 lit pour 515 habitants (contre 1 lit pour 217 habitants
en 1973).
Les médecins étrangers sont de moins en moins nombreux
à exercer au Congo, tandis que les médecins congolais,
dont les tout premiers étaient formés à l’étranger
(en France, principalement, et en URSS), sont plus nombreux aujourd’hui
: on en compte un peu plus de 500 (en 2000). Ils sont formés
sur place, à la Faculté des Sciences de la Santé
de Brazzaville. Quant aux Infirmiers Brevetés (IB), ils sont
formés à Dolisie, Kinkala et Owando, les Infirmiers
Diplômés d’État (IDE) à Pointe-Noire,
les sages-femmes, les IDE et les assistants sanitaires à
Brazzaville.
Le Congo possède (en 2000) 5 hôpitaux généraux
(situés à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Owando),
42 hôpitaux de base, 127 Centres de Santé Intégrés
(CSI) et 481 dispensaires, totalisant 5.241 lits. Il faut y ajouter
les structures sanitaires privées : 12 cliniques, 65 cabinets
médicaux, 110 cabinets de soins infirmiers et 203 officines
pharmaceutiques.
Le personnel de santé et les équipements sanitaires
ne sont pas répartis sur l’ensemble du territoire national
de façon équitable, c’est à dire proportionnellement
à la population. Les disparités régionales
et les inégalités entre villes et campagne sont donc
importantes.
Ainsi, comme pour l’enseignement, les régions du Pool
(à cause de Brazzaville) et du Kouilou (à cause de
Pointe-Noire) ont des effectifs médicaux et paramédicaux
globaux supérieurs aux moyennes nationales. À elle
seule, Brazzaville, qui rassemble environ 35% de la population congolaise
(en 2000), est dotée de 66% des médecins, 42% du personnel
para-médical et 27,9% des lits. Au contraire, les régions
du Congo septentrional sont les moins bien dotées : Cuvette
(2,6% des médecins), Plateaux (1,9%), Likouala (1,5%), Cuvette-ouest
(1,5%) et Sangha (1,1% des médecins). Il en est de même
pour celles de la Bouenza et de la Lékoumou.
En outre, Brazzaville abrite le siège de la Direction Régionale
de l’OMS pour l’Afrique subsaharienne.
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