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Nos programmes santé et sida :
Contexte des programmes santé
Sida d'ID
1/Le Sida, un frein au développement
Initiative
Développement (ID) , engagée sur des programmes
de prévention du Sida depuis sa création en 1994,
est confrontée dans tous les pays où elle travaille
aux impacts dévastateurs de l’épidémie
sur les communautés et les individus : travailleurs malades,
enseignants et soignants qui disparaissent, familles décimées
et appauvries, enfants orphelins ou déscolarisés…
En s’attaquant aux forces vives, le Sida hypothèque
l’avenir et fait reculer les progrès réalisés
en matière de développement.
Pour contrer ce fléau et amenuiser les souffrances endurées
par les personnes contaminées et par leur entourage, nous
avons étendu nos activités de lutte contre le Sida
au soutien de malades et de leurs proches.
« J’ai appris ma séropositivité
il y a deux ans quand ma femme est morte de la maladie sida. Je
suis maintenant moi aussi très malade et je ne peux plus
exercer mon métier de menuisier. Alors je ne sais plus comment
je peux encore nourrir mon enfant ou l’envoyer à l’école
? Quel avenir on peut avoir maintenant ? » (Ayao, 35 ans).
L’action d’ID : redonner l’espoir
aux malades et à leur famille
Nos programmes procurent aux malades du Sida :
- un accès gratuit à des soins et traitements adaptés,
- un suivi psychologique approprié,
- un soutien économique et social permettant leur (ré)insertion
et celle de leur famille.
Permettre un accès à des soins et médicaments
gratuits
Nous mobilisons des fonds destinés à faciliter un
accès rapide et sécurisé dans la durée
aux antirétroviraux (ARV) aux malades du Sida.
« Avant d’être mise sous
traitement, je ne sentais que des maux de tête et de ventre
à répétition. Maintenant, j’ai été
mise sous traitement et tous ces maux ont disparu comme par miracle.
Comme c’est bon les médicaments ARV ! Je souhaiterais
que tout le monde soit mis sous traitement. J’avais un poids
de 35 kg avant de commencer mais maintenant, je suis à 75
kg. J’ai repris mes activités, je peux à nouveau
acheter le manger pour mes enfants et moi et payer le loyer »
(Abla, 43 ans).
Ces cocktails de médicaments, en freinant le développement
du virus dans l’organisme améliorent l’état
de santé des malades et par conséquent leur qualité
de vie : une fois sous traitement, les personnes peuvent dans la
plupart des cas reprendre une activité professionnelle, s’occuper
de leurs enfants, faire des projets…
Le problème est que leur coût reste encore aujourd’hui
trop élevé pour des malades aux revenus très
modestes.
Pourtant, ces traitements constituent une source d’espoir
qui permet plus largement de briser le silence, d'aider les individus
à s'attaquer à la stigmatisation et au déni
qui accompagnent la maladie et de les encourager à faire
un test de dépistage. Ils sont donc les précieux alliés
d’une prévention renforcée.
Redonner estime et confiance en soi
Les personnes séropositives réagissent généralement
très mal à l’annonce du résultat de leur
test de dépistage, sont choquées, stressées
et rencontrent régulièrement des problèmes
psychologiques. Leur vie de couple, leurs relations familiales s’en
trouvent affectées. Il faut pouvoir les soutenir dans les
moments difficiles, leur proposer un espace d’écoute
et de parole où elles se sentent en confiance.
Leurs difficultés sont d’autant plus aiguës qu’elles
sont souvent victimes de la stigmatisation de leur entourage. Il
est donc nécessaire également d’expliquer la
maladie aux proches, de démentir les fausses croyances pour
tenter de réconcilier les malades avec leur communauté.
Dans nos centres de prise en charge ou ceux que nous appuyons, les
malades disposent d’un espace d’écoute et de
parole qui leur permet de s’ouvrir de leurs difficultés,
de calmer leurs angoisses et d’accroître leurs connaissances
sur la maladie.
Accompagner la (ré)insertion économique
et sociale
Pour combattre efficacement le Sida qui appauvrit et fragilise
les familles, il faut intervenir à tous les niveaux, y compris
l’accompagnement social et économique des personnes
séropositives et de leurs proches.
Une équipe sociale évalue la situation des personnes
suivies et quand une grande précarité le justifie,
des aides sont accordées : soutien alimentaire supervisé,
paiement des frais de scolarité des enfants, aide à
la mobilité pour faciliter leurs déplacements au centre
de prise en charge…
Quand l’état de santé des malades est amélioré,
ils sont accompagnés dans leur (ré)insertion professionnelle,
encouragés à développer des activités
génératrices de revenus. Ainsi, ils retrouvent leurs
capacités à assumer leurs responsabilités.
Face au Sida : agir sur tous les fronts
Notre volonté est d’endiguer toute progression
du Sida. C’est pourquoi nous développons des programmes
de prévention, facilitons l’accès au dépistage
volontaire et gratuit.
Enfin, nous accordons une attention toute particulière aux
enfants qui constituent par leur vulnérabilité des
cibles privilégiées du Sida, en développant
une prise en charge médicale et psychosociale spécifique,
des programmes de réduction de la transmission du VIH de
la mère à l’enfant et de prise en charge des
orphelins, qu’ils soient ou non contaminés par le Sida.
Depuis 2006, nous conduisons en partenariat avec Sidaction, un programme
spécialisé dans le domaine du VIH chez l'enfant :
GRANDIR
Plus de 5000 personnes sont soutenues par nos programmes.
Pour le Tchad et le Togo, nous avons développé une
mobilisation spécifique, appellée SID'ESPOIR, qui
permet d'affecter des fonds privés à la prise en charge
globale de personnes vivant avec le VIH.
Par
votre soutien, aidez-nous à propager l’espoir
!
L'équipe technique des programmes
santé sida :
Stéphanie Boucher : responsable du pôle
santé sida
+33 (0)5 49 60 32 18 - s.boucher@id-ong.org
Delphine Clochard : communication et suivi de la mobilisation SID'ESPOIR
+33 (0)5 49 60 89 66 - d.clochard@id-ong.org
Laurent Hiffler (Pédiatre) : référent
médical et formateur pour les programmes ID et Grandir
Caroline Gerbaud : chargée de mission Grandir,
responsable des approvisionnements des programmes santé sida
d'ID
Mesmin Dossou Yovo (Directeur de l'ONG béninoise
RACINES) : responsable du suivi du programme CRPS au Togo
intervenant en renforcement des capacités de associations
et prise en charge socioéconomique
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