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Présentation du Pôle Agriculture


Présentation du Pôle filières agricoles

Nos programmes :
· Comores (île d'Anjouan) : Appui à la filière lait dans le Nyumakélé

· Bénin : Appui au développement de filières dans le département de l’Atlantique

· Haïti : Développement de la production de mangues franciques

· Haïti : Reboisement à Ennery et appui à la filière mangues


Contexte des programmes agricoles d'ID :

 
Poids de la population active agricole dans le pays
Densité de population dans les régions où nous travaillons
Bénin
62%
322 hab./km2
Haïti
70%
275 hab./ km²
Anjouan (Comores)
80%
793 hab./km2

L'agriculture reste encore le principal secteur d'activités des populations Pays En Développement, notamment dans ceux où les pays dans ceux où nous intervenons (voir tableau ci - dessus).
C'est grâce aux ressources tirées de l'agriculture que les parents pourront :

  • nourrir leur famille,
  • payer la scolarisation de leurs enfants,
  • faire face aux dépenses de santé,
  • améliorer leurs conditions de vie de manière générale.

Il s'agit d'une agriculture vivrière, d'auto subsistance
Les familles avec lesquelles nous travaillons sont de petits exploitants. Elles mettent en place, à la main et avec très peu d'intrants, des cultures vivrières. La main d'œuvre est toujours familiale et les enfants aident souvent leurs parents dans les travaux des champs.
Ce type d'agriculture présente beaucoup de contraintes :

  • une dépendance face aux pluies. L'irrigation est très peu pratiquée,
  • une incapacité à cultiver de grandes superficies (culture à la main),
  • une faible valorisation à la vente : des milliers de familles cultivent les mêmes produits et les écoulent en même temps.

Les récoltes sont en grande partie auto consommées. Et la faible part de la production commercialisée est souvent la seule source de revenu monétaire. En cas de besoin de cash plus important, les familles sont obligées de vendre des stocks de vivres ou des animaux, au risque de se retrouver en situation d'insécurité alimentaire, ou de s'endetter à des taux usuriers.

Une pression foncière qui met en péril la fertilité des sols
Les zones dans lesquelles nous travaillons ont pour caractéristique commune une grande pression foncière (voir tableau ci - dessus). Par exemple, dans le Nyumakélé (île d'Anjouan - Union des Comores), 1 hectare de terre fait vivre de 8 à 14 personnes.
Nous cherchons à apporter plusieurs réponses à cette contrainte :

  • L'introduction de techniques de culture durable : légumineuses installées en association avec les cultures traditionnelles, introduction des plantes de couverture, plantation de haies vives et de murets pour retenir les sols …
  • La production hors sols : mini élevages au Bénin …
  • La transformation des produits agricoles pour augmenter la valeur ajoutée : lait caillé aux Comores, gari (farine fermentée de manioc) au Bénin.


L’approche filière :

Notre approche est centrée sur un produit qui est suivi de sa production à sa consommation - et s’intéresse aux relations entre tous les acteurs de la filière. Les problèmes rencontrés par les agriculteurs et les solutions sont analysés à chaque étape. Cette méthodologie répond aux besoins exprimés par les producteurs qui sont :

D’avoir accès aux marchés. Les aspects commercialisation, vente, qualité des produits sont donc très présents sur ces programmes. Les filières porteuses ont été identifiées au préalable grâce à une étude de marché (cas de la mangue en Haïti). Quelquefois il a été difficile d’identifier des filières porteuses alors que nos zones d’intervention souffrent de nombreux handicaps (zones reculées, difficile d’accès, pouvoir d’achat des populations vivant dans la zone faible …). Nous avons alors pris l’option de stimuler ce marché (lait aux Comores) et de lancer des expériences pilotes (étude de faisabilité pour la mise en place d’un centre de services en Haïti).

De mettre en place des organisations locales qui puissent rendre des services aux producteurs. En mutualisant un service au sein d’une organisation (achats groupés d’intrants au Bénin, ventes groupées, étape de transformation pour le gari et les produits laitiers …), les producteurs bénéficient d’une économie d’échelle, d’une augmentation de la valeur du produit (cas des produits transformés) et d’une marge de négociation plus grande vis à vis des acheteurs.

De se professionnaliser. Au départ, les produits identifiés n’étaient pas présents sur l’exploitation ou bien de manière marginale. Le producteur investissait peu dans cette production. Le renforcement du rôle de ses produits (notamment leur part dans le revenu du producteur) entraîne une demande du producteur en formation technique, d’investissement supplémentaire, de connaissance du marché …

De « démocratiser » ces productions. Au Bénin, les filières porteuses étaient déjà investies par des « gros » agriculteurs. La problématique est donc de les ouvrir à des « petits » producteurs qui seuls n’auraient pas les moyens de prendre le risque de se lancer dans une nouvelle activité.

Les activités d’ID conduites dans le domaine de l’appui à des filières agricoles (mangues, lait, ananas, lapin, gari, aulacodes) touchent chaque année près de 1500 producteurs. Nous accompagnons 34 organisations (coopératives, associations de producteurs) dans leur structuration.


Contact :
Caroline VIGNON, Responsable du pôle développement rural
c.vignon@id-ong.org

Tel : +33 (0)5 49 60 89 66